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En matière des polices de caractères,
une question se pose toujours : celle de la

lisibilité 

 
Eh bien… cela dépend bien sûr de la police…

Un proverbe allemand commence ainsi :
« Ce que l’on a noir sur blanc… »
Voyons donc cela
« noir sur blanc » :

Dès le premier coup d’œil, on constate que…

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… qu’on ne reconnaît pas tout.
 
Mais qu’avons-nous vu à l’instant ? Toujours la même phrase, mais toujours composée dans une police différente.
Et ce, dans pratiquement toutes les polices ingoFonts. 
Et qu’avons-nous pu
lire d’emblée ?
Très peu de choses, en fait.

Parmi tant de polices différentes, seules quelques-unes répondent d’emblée à ce que nous entendons par « bonne lisibilité ».
Une police ne se doit-elle pas d’être
lisible ?

Eh bien… Parfois, la police elle-même est censée exprimer quelque chose. Dans ce cas, la forme et le style passent au premier plan. Et lorsque l’aspect visuel devient un jeu, d’autres caractéristiques sont parfois reléguées au second plan. Les « polices manuscrites » et les « polices d’affichage » ne peuvent donc tout simplement pas rivaliser en matière de
lisibilité.
Tout dépend de l’objectif que doit remplir un texte. En effet, le sujet traité fait toute la différence. Il s’agit de savoir si un texte long, voire complexe, peut être lu avec attention et sérénité, ou si une information brève, mais peut-être importante, doit être transmise sans ambiguïté, comme c’est le cas pour les avertissements et les systèmes d’orientation.​
Concentrons-nous donc sur le premier cas.

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Le cas le plus courant d’un long texte est celui du livre classique, mais aussi celui des contrats, des modes d’emploi, des articles de presse et bien d’autres encore : une
bonne lisibilité facilite l’assimilation du texte. 
Comme bien d’autres choses, la lisibilité est une question hautement subjective. Notre perception en tant que lecteurs est déjà très individuelle : je considère par exemple que mon écriture est lisible, mais que celle des autres est… disons… 
Il en va de même pour les polices de caractères : au fil de notre vie de lecteurs, nous nous sommes tout simplement habitués à certaines formes de caractères. Peu importe désormais qu’il s’agisse d’une bonne police ou non.

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Depuis quelque temps, nous assistons à une évolution des habitudes de lecture.
Le fait que nous parlions ici, devant un écran, de l’écriture illustre peut-être le changement le plus significatif : le passage de la lecture sur papier au numérique.​
Sur papier, nous verrions certainement cette écriture d’un autre œil.
Notre appréciation serait alors sans doute différente.

Dans notre culture soi-disant si avancée, on ne lit plus autant qu’avant (et on n’écrit plus soi-même non plus [et ce n’est pas seulement depuis l’arrivée de l’IA], mais c’est un autre sujet).
De ce fait, la capacité des gens à comprendre rapidement et couramment des textes s’amenuise. Souvent, on se contente désormais de déchiffrer et de lire lettre par lettre. 
Bien sûr, c’est aussi aux graphistes qu’il revient de veiller à ce qu’un texte soit présenté de manière
lisible ou non.  ​
Dans l’espace linguistique anglo-saxon, il n’est pas rare de mettre des passages entiers en majuscules (désormais même dans l’écriture manuscrite), alors qu’ailleurs, cela est considéré comme un obstacle à la lecture et est donc souvent utilisé dans les « petits caractères », que l’on doit certes accepter, mais qui ne sont en réalité pas censés être compris. 
Les grands lecteurs trouvent pour le moins inapproprié de devoir lire un livre dans une police autre que l’Antiqua. À l’inverse, pour les lecteurs inexpérimentés, une police Antiqua est inhabituelle et plus difficile à lire qu’une police sans empattement. C’est pourquoi il existe désormais des polices Antiqua aux empattements très discrets et des polices sans empattement reprenant le contraste entre le trait de base et le trait fin, emprunté à l’Antiqua.
Or, c’est précisément l’Antiqua qui a longtemps été considérée comme la police la plus lisible, en raison de ses empattements favorisant la fluidité de la lecture et du trait au tracé variable rappelant l’écriture manuscrite. ​Mais cela suppose justement une certaine « culture de la lecture », et il semble qu’aujourd’hui, on ne puisse ou ne veuille plus partir de ce principe.​​

La forme de nos polices d’usage courant s’est sans cesse adaptée, par le passé, aux circonstances culturelles et techniques.
Johannes Gutenberg, qui fut le premier à mettre cela en pratique, souhaitait encore imprimer comme si c’était écrit à la main.​
Peu après, à la Renaissance, on assista aux premiers efforts visant à améliorer la
lisibilité.
Les nouvelles évolutions ont donné naissance à des styles de caractères de plus en plus variés, par exemple les polices publicitaires ou les polices de journaux au XIXe siècle.
Les changements de mode jouent également un rôle, tant dans la conception des caractères que chez les utilisateurs et les lecteurs.

Mais le mot imprimé est de toute façon devenu plus rare dans notre vie. L’écriture en tant que moyen de communication n’a toutefois pas fait son temps, bien au contraire.

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Cette sélection d’ingoFonts montre clairement que certaines polices sont nettement plus agréables et plus lisibles que d’autres.
On peut notamment le constater à partir de quelques caractéristiques :

  • le contraste entre le trait de base et le trait fin ;

  • la finesse des formes et la distinction entre les lettres ;

  • les proportions des lettres ;

  • la hauteur moyenne (hauteur d’x) ;

  • l’« image du mot » ;

  • l’impression d’ensemble de la composition typographique.

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C’est toujours sous forme écrite que nous assimilons le plus efficacement les informations, mais de moins en moins souvent dans des textes longs, et de moins en moins sur support papier.

Cependant, la conception de ce qu’est une
police de caractères lisible n’a cessé d’évoluer. À une certaine époque, les polices classiques, aux contours nets et au contraste marqué, étaient considérées comme la référence ; d’autres voient encore aujourd’hui dans les anciennes antiques de la Renaissance les seules polices de lecture véritablement adaptées ; d’autres encore prônent des polices sans empattement aussi simples que possible, sans fioritures. 
À l’heure actuelle, ce sont ces dernières, les polices sans empattement, qui semblent s’être imposées.
Dans les écoles, on apprend aujourd’hui à lire (et aussi à écrire) à l’aide de « polices scolaires » simples et vraiment laides. Malheureusement, ce genre de chose marque les esprits à long terme.
​L’omniprésence d’Helvetica et de ses épigones ne peut donc surprendre personne. Eh bien, ce n’est pas pour rien qu’on la surnomme la « police sans caractéristiques » ; il en existe de bien meilleures, notamment en termes de
lisibilité. Et je ne parle pas seulement d’alternatives, mais de polices objectivement meilleures (expressément au pluriel).
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Convaincus qu’il doit exister la meilleure police possible pour chaque usage, les créateurs de polices développent de nouvelles polices au prix de nombreux efforts. Ces derniers temps, il s’agit surtout de polices spécialement conçues pour l’affichage à l’écran, simplement parce qu’on s’est rendu compte qu’aucune des polices traditionnelles n’est vraiment adaptée à la lecture sur les écrans des appareils les plus divers.

Quel que soit le média utilisé, pour une compréhension rapide d’une information textuelle, il est important que les lettres soient perçues comme clairement distinctes, sans pour autant que le lien avec la lettre suivante ne soit perdu.

L’alphabet latin – tout comme les alphabets grec et cyrillique – fait la distinction entre les majuscules et les minuscules. Certaines de ces (minuscules) lettres présentent des formes caractéristiques, avec des ascendantes s’étendant vers le haut ou des descendantes s’étendant sous la ligne de base. Le « t » minuscule constitue à cet égard une petite particularité, sa tige étant plus courte qu’une hauteur majuscule. Quant au « g », il présente dans de nombreuses polices une boucle inhabituelle, mais d’autant plus caractéristique, en guise de tige inférieure.
Il en résulte ainsi des
images de mots caractéristiques que l’œil saisit souvent sans avoir à identifier les lettres individuelles. Mais cela ne peut fonctionner que si le créateur de la police a suffisamment bien proportionné ses ascendantes et ses descendantes. Or, c’est justement le cas des polices d’origine américaine, en particulier des sans-serif, où cet aspect est souvent négligé.
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La conception détaillée de chaque caractère revêt une importance capitale.
Les lettres d’un alphabet sont essentiellement constituées d’éléments formels répétitifs qui se recoupent. La forme du « o » minuscule se retrouve par exemple dans les lettres b, d, p et q ; il en va de même pour d’autres éléments. C’est de là que naît le caractère global d’une police.

 

La poursuite trop rigoureuse d’une idée de conception peut rapidement conduire à des formes de lettres similaires, et donc difficiles à distinguer. Préserver ici une reconnaissance sans ambiguïté est une qualité essentielle des polices de caractères faciles à lire. Cela implique également que chaque lettre et chaque caractère ait ses propres proportions.

La lecture fluide dépend également du trait ; c’est pourquoi les polices de caractères comportent parfois des « petites queues » à la fin de certaines lettres, qui guident le regard vers la lettre suivante. Dans les polices Antiqua, ce sont les empattements qui remplissent cette fonction.
En interaction avec l’espacement entre les lettres, celles-ci forment ainsi des
images de mots perçues plus ou moins comme formant un tout.
Lorsqu’une police est si bien conçue que l’on saisit facilement les
images des mots sans avoir à déchiffrer chaque lettre individuellement, l’œil ne bute plus lettre après lettre sur la ligne. Au contraire, on passe d’un point d’observation au suivant, en saisissant également les passages intermédiaires. Dans l’idéal, on réussi alors à « lire en diagonale ». Ce n’est plus que face à des termes inconnus que l’on s’arrête pour « épeler ».

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La lisibilité joue également un rôle dans d’autres contextes – parfois même un rôle essentiel. On pense ici au vaste domaine des systèmes d’information. Qu’il s’agisse d’un avertissement grave ou des panneaux de signalisation omniprésents, l’écriture doit fonctionner même dans les conditions les plus défavorables : en situation de stress, dans l’agitation, par mauvais éclairage, lors d’un bref coup d’œil en passant à grande vitesse… Même dans la publicité profane, le message doit passer le plus rapidement, directement et immédiatement possible. C’est-à-dire chaque fois que l’« émetteur » d’une information souhaite que celle-ci soit saisie rapidement, sans entrave et sans distraction par le « récepteur ».
Dans ces contextes, il s’agit le plus souvent de messages courts et marquants. Un seul mot, ou tout au plus une ou deux phrases : ATTENTION DANGER, sortie à 500 m, « Probablement le meilleur produit au monde ». Pour cela, il faut tout ce qui peut attirer l’attention : outre la police de caractères, il s’agit alors de couleurs d’avertissement, de formes marquantes, d’éclairage, etc.
Tout ce qui sert cet objectif est donc acceptable. Une
police bien lisible est toujours utile dans de tels cas. Il ne s’agit plus alors d’une lecture agréable et sans fatigue comme dans un livre, mais plutôt d’une compréhension claire et surtout rapide. Pour ce type de mise en évidence, les « polices de lecture » proposent également des variantes plus grasses au sein de leur famille de polices.
En ce qui concerne le choix de la police, il peut s’agir d’une police qui attire immédiatement notre attention. Mais les polices « spectaculaires » constituent un sujet à part…

InfoSys
… par exemple

Lecturia

Une sans serif moderne humaniste

À propos :

la police utilisée

sur cette page est

la « Lecturia ».

Des formes vivantes apportent un peu de mouvement à la typographie. Un mouvement dynamique ascendant caractérise la structure de ses caractères – les formes alternatives des lettres accentuent encore cette impression.
La famille comprend huit graisses, de la plus délicate « Hairline » à la plus grasse « Bold » - à chaque fois verticale et également en italique ; dans le police variable, les paliers intermédiaires sont contrôlables de manière fluide.
Les formes et les proportions de la
Lecturia ont été choisies de manière à ce qu’elle soit bien lisible, même en tant que police de quantité, dans de grandes quantités de textes.
Et elle est si robuste qu’elle fonctionne aussi bien en positif qu’en négatif, même à grande distance ou dans des conditions défavorables, tout en restant très
lisible.
Dans les grandes dimensions, en tant que titre, elle apparaît de manière très prégnante.


Les formes des différents caractères s’inspirent du langage formel « humaniste » des fontes romaines classiques.
Ainsi, Lecturia est une alternative attrayante aux polices sans serifs majoritairement utilisées aujourd’hui.


Outre les ligatures pour les liaisons de lettres problématiques, elle contient des formes alternatives pour plusieurs caractères, qui rendent l’apparence encore un peu plus vivante. 
Les
petites capitales (petites majuscules de la hauteur des minuscules) offrent une possibilité de mise en valeur discrète.
En outre,
Lecturia propose plusieurs ensembles de chiffres :

 

  • des chiffres standard proportionnels de même hauteur

  • des chiffre capitales à la hauteur des majuscules

  • chiffres mediavales proportionnels avec des longueurs supérieures et inférieures

  • chiffres tabulaires non proportionnels de même largeur

  • chiffres supérieurs et inférieurs

  • numérateur et dénominateur pour la représentation de fractions

  • chiffres en cercle


La lisibilité très bonne de Lecturia en fait la police idéale pour les systèmes d’information – un choix de flèches directionnelles est d’ailleurs également inclus.

… par exemple

Analogue

Une sans serif classique

Analogue est une sans serif classique – sobre, mais sympathique et tout à fait classique. Et une police variable.

  • formes de caractères très classiques

  • forte inclinaison des italiques

  • des proportions régulières

  • ligatures inhabituelles

  • lettres ornées

  • variations diverses des chiffres

  • petit l avec « pied »

  • lettres alternatives


On aurait du mal à le croire, mais il est vrai qu’il n’y a guère de polices sans serif dont le petit l a aussi la forme d’un l. Au lieu de cela, nous, les lecteurs, devons constamment nous laisser berner par un I pour un l ! Les quelques polices de caractères qui contiennent un l avec un « pied » courbé sont apparues récemment, comme DIN, Apex, Meta, ... et l’énumération s’arrête là.
L’
Analogue est née précisément de cette lacune : créer une police de caractères aussi « ordinaire », voire classique, que possible, dont la caractéristique la plus frappante serait le « l de béquille ».

La « mère de tous les sans serifs », l’ Akzidenz Grotesk de Berthold, dont les origines remontent au 19e siècle, a servi de modèle à cet effet. L’
Analogue est quasiment la réinterprétation de l’ Akzidenz Grotesk d’ingoFonts. Pour ce faire, tous les caractères ont été redessinés – à partir du modèle historique.

Et si l’on souhaite encore accentuer la caractéristique de forme
du pied évasé, on peut en outre activer les formes alternatives pour d, h, m, n
(Style Set 1).
Inversement, le a alternatif atténue quelque peu l’impression
de « béquille »
(Style Set 2).
Les fontes
obliques – il ne s’agit pas d’une véritable italique – sont sensiblement plus inclinées (13°) que les italiques de fontes comparables et ont en outre été dotées d’un e rond original afin de se distinguer encore plus nettement de la fonte verticale.
Pour certains caractères, j’ai cherché dans le détail d’autres solutions formelles, plus modernes.
Par exemple, le M a reçu des branches légèrement inclinées ;
le a reflète les courbes du s ; les pieds de a, l, t sont coordonnés ;
K et R ont maintenant aussi un « pied ».
Les proportions générales sont influencées par l’ Akzidenz Grotesk, de même que les incisions obliques pour les formes ouvertes de a, c, e, s ; C, G et S ont en revanche reçu des terminaisons droites.
L’
Analogue contient plusieurs ligatures, y compris des ligatures inhabituelles, ainsi que des chiffres proportionnels, des chiffres médiévaux et des chiffres tabulaires. 
En somme, l’ Analogue ressemble au premier coup d’œil à son illustre prédécesseur, mais les nombreuses petites différences lui donnent un petit quelque chose d’unique...

… par exemple

Charpentier Renaissance

Une police antiqua vénetienne très lisible

Le souhait de créer une police antiqua telle qu’elle aurait pu exister au tout début de « l’ère de l’imprimerie » est à la base de cette fonte. La forme de base s’inspire des modèles classiques romains ou du début du Moyen Âge, le ductus est entièrement déterminé par l’écriture à la plume large, et avec beaucoup d’expression individuelle dans les détails. Les polices connues sous le nom d’« Antiqua Renaissance » me semblent trop lisses, trop adaptées aux multiples exigences pratiques actuelles, elles sont presque mortes.

Au printemps 2005, j’ai eu l’occasion de regarder de plus près quelques pages du célèbre livre « Hypnerotomachia Poliphili » de 1499. La fonte d’Aldus Manutius qui y est utilisée est considérée comme un modèle du genre. La plus grande partie du livre n’est cependant pas imprimée avec beaucoup de soin. Les lettres ne sont pas bien alignées sur la ligne, l’impression est tantôt trop forte, tantôt beaucoup trop faible. Et c’est sur ces pages insuffisantes que l’on peut voir le véritable caractère des lettres. Elles sont en effet sculptées de manière très vivante dans le détail, ce qui est sans doute dû au modèle fourni par des scribes à plein temps. Sur les pages faiblement imprimées, l’image de caractères me plaît plus. Les lettres ne sont certes pas bien placées sur la ligne, mais le ductus vivant des différents caractères, qui ressort maintenant clairement, entraîne automatiquement dans l’œil de l’observateur des images de mots harmonieuses, la ligne instable passant à l’arrière-plan.

Même dans la
Charpentier Renaissance, les traces de la plume large sont encore perceptibles. Elle a des empattements très prononcés et souplement courbés. Les formes sont puissantes et se fondent solidement sur la ligne de base. 
La
Charpentier Renaissance est très lisible et donne une image de phrase solide et pourtant vivante.
Comme ses modèles historiques, l’italique correspondante n’a presque pas d’inclinaison. Les minuscules de la
Charpentier Renaissance Italique ont des figures si particulières qu’elle peut aussi être utilisée comme police de caractères à part entière.

… par exemple

Charpentier Sans

Une police humaniste sans empattement

Cette police incarne à la fois les idéaux classiques et les exigences modernes. Les proportions de Charpentier Sans dérivent directement du Capitalis romain et des écrits des humanistes.

La première version de cette police a été créée en 1994 dans le cadre de la candidature de la ville de Graz pour accueillir les Jeux olympiques d'hiver de 2006. À l'origine, elle s'appelait « Olympia ».

Le contraste entre les traits de base et les traits capillaires trouve son modèle dans les écritures onciales médiévales. Le résultat est une sorte d’antiqua sans empattement avec une alternance accentuée de traits épais et fins.

Grâce à son langage de conception traditionnel, Charpentier Sans est facile à lire, s'adapte à une grande variété de contenus et dégage un certain calme et sécurité. Les détails de la police du stylo garantissent que la police ne semble ni trop fragile ni trop simple. Les mini-empattements pointus contribuent également à l’aspect unique de cette police. Ils forment un contraste saisissant avec les formes douces et fluides des lettres et contribuent grandement à la lisibilité. Charpentier Sans apparaît toujours extrêmement net et clairement défini.

Le style de Charpentier Sans Italique découle encore plus clairement de l’écriture. Les formes rondes de a, e, f, g et y rappellent particulièrement l’écriture cursive humaniste manuscrite.

Charpentier Sans contient plusieurs ligatures, dont des inhabituelles, ainsi que des chiffres médiévaux proportionnels pour une composition normale, ainsi que des chiffres de table non proportionnels avec une largeur constante.

En plus du système de caractères latins « normal », les petites majuscules sont également disponibles comme forme de balisage particulièrement élégante.

… par exemple

Charpentier Classicistique

Une police antiqua néoclassique originale

Cette Antiqua est plus vivante que les autres fontes de l'époque classique. Dans les minuscules, on retrouve des réminiscences des formes plus fluides des fontes historiquement antérieures. Le contraste accentué dans l'épaisseur des tracés, les empattements fins et l'accentuation du plein gras vertical sont typiques d'une Didone.

La Charpentier Classicistique est agréable à lire. Elle semble beaucoup moins austère que d'autres fontes classicistes. Les formes pointues de M et N sont inhabituelles.

L'italique de la Charpentier Classicistique est inhabituellement inclinée d'environ 30°. Les minuscules cursives se réfèrent en partie à l'écriture anglaise, qui fait également partie du néo-classicisme. C'est surtout dans les arrondis que l'on retrouve ces formes influencées par l'écriture.

La Charpentier Classicistique contient plusieurs ligatures, y compris des ligatures inhabituelles, ainsi que des chiffres pour la typographie courante, des chiffres tabulaires de largeur constante et des chiffres de majuscule.

… par exemple

Desphalia

Une classique « américaine » sans empattement – avec un pli

Desphalia appartient au type de polices sans empattement créées au 19ème siècle. Vous pouvez également l’appeler « American Gothic », une police sans empattement dans le style de polices telles que Franklin Gothic, News Gothic et d’autres vieilles connaissances similaires.
Surtout, la hauteur d’x caractérise ce style de police, ainsi que les hauteurs identiques des majuscules et des ascendantes.


Je me suis toutefois permis quelques particularités ;-)
D’une part, il y a la barre centrale horizontale légèrement inclinée avec des lettres telles que H, E, F, A et e.
Le M a également des côtés légèrement inclinés. Certaines lettres minuscules ont l’allusion d’un sérif : a d m n p u.
Ce « pli » sur la tige sert également à mieux distinguer le petit l du grand I – comme le montre clairement le terme « Illinois ».


Conformément à la tradition des écritures américaines, Desphalia ne possède pas de véritable cursive. Les lettres italique ont plutôt les mêmes formes de caractères que la variante verticale normale, mais avec un angle - et elles ne sont donc pas appelées italique mais oblique.


Style Set 01 : Une autre particularité américaine est le I majuscule avec des lignes finales en haut et en bas. Il est inclus dans la Desphalia comme forme de caractère alternative. Un l minuscule alternatif avec le « pli » dans le ascendant est également inclus – tout comme un y avec le « pli » dans le descendeur.


Style Set 02 : Les formes « droites » correspondantes d l m n p u sans courbure sont incluses comme alternatives dans leur propre ensemble de styles.


Petites capitales : Ce sont des lettres majuscules situées à la hauteur visuelle des lettres minuscules - elles offrent une forme d’accentuation très élégante.


Famille de polices : Le Desphalia est disponible en largeurs condensée, normale et étendue, les graisses incluent Thin, Light, Book, Bold, Black.
Lors de l’utilisation de la police variable, tous les niveaux intermédiaires peuvent également être sélectionnés librement.


Les chiffres sont disponibles sous forme de chiffres de table, de chiffres à largeur proportionnelle ou de chiffres médiévaux.

… par exemple

Faber Serif

Une police Antiqua discrète

La Faber Serif trouve son origine dans la police sans empattement Faber Sans, dont elle est la variante avec empattement. Ses proportions sont pratiquement identiques à celles de la Faber Sans.
Les serifs de la
Faber Serif sont relativement forts, tout en restant très courts. Le trait alterné, habituellement si caractéristique des polices Antiqua, n’est pas très prononcé. Elle se rapproche ainsi des toutes premières polices Antiqua du XVe siècle.
 
La version italique présente elle aussi des serifs très discrets, ce qui correspond parfaitement aux habitudes de lecture modernes.
 
La police dégage ainsi une impression de calme et de sobriété, voire de retenue pour une police à serifs.

… par exemple

Faber Sans

La police sans empattement classique et moderne

Faber Sans est un sans serif dans le style des créations typographiques classiques et modernes du début du 20ème siècle – la Futura de Paul Renner et la Gill Sans ont servi de modèle. Il en résulte une police aux proportions agréablement rythmées, très agréable à lire, notamment dans les grands volumes de texte, mais aussi dans les conditions typographiques défavorables à l’écran.
L’élément déterminant dans la police sont les formes rondes et larges de b c d e o p q et C D G O Q.
En utilisant la forme alternative avec son a et son g également ronds, cette caractéristique formelle est encore accentuée.
Le contraste avec les formes rondes et douces est formé par les pointes de toutes les lettres dérivées du triangle : v w z, et surtout les majuscules A M N V W Z.
Une lettre marquante est le f, dont la longueur supérieure est raccourcie et qui n’a pas l’arc habituel qui s’étend vers la direction de lecture.

Une « deuxième » police tout à fait particulier est créée lorsque l’on active les
formes alternatives pour les lettres a f g l u r, qui ont été conçues sur le modèle des écritures onciales de l’Antiquité tardive ou du début du Moyen Âge. Dans la forme alternative, le r reçoit un point ludique.

Contrairement à de nombreux sans serifs, la
Faber Sans existe avec une « vraie » italique. Elle est plus ronde, le tracé est plus fluide que celui de sa version verticale. Certaines lettres cursives ont une forme totale-ment originale, clairement issue de l’écriture manuscrite, particulièrement visible dans le cas du a et du g.

Plusieurs fonctions OpenType sont incluses dans la police et peuvent être activées ou désactivées selon les besoins :

 

  • Des formes de lettres alternatives : remplace les lettres a, f, g, l, r respectivement par la variante alternative, également dans les ligatures.

  • Des ligatures : remplace les suites de lettres fi, fl, ff, ffi, ffl, ft, tt, Th par la liaison de lettres correspondante.

  • Ligatures conditionnelles : remplace les paires de lettres ch, ck, mm par leur combinaison de lettres respective et SS par Versal-ß.

  • Chiffres tabulaires : remplace les chiffres normaux par des chiffres de tableau avec une largeur de caractères identique.

  • Chiffres médians : remplace les chiffres normaux par des chiffres qui, comme les minuscules, ont des longueurs supérieures et inférieures.

  • Les fractions : remplace les combinaisons de caractères 1/2, 1/3, 1/4, etc. par les fractions correspondantes.

  • Zéro avec barre : remplace le 0 normal « ouvert » par la version avec barre oblique.

  • Petites capitales véritables : remplace les minuscules par des majuscules de la hauteur optique des minuscules.

  • Style Set 1 : remplace les chiffres normaux de 1 à 20 par des chiffres dans un cercle.

  • Style Set 2 : remplace les chiffres normaux de 1 à 20 par des chiffres négatifs dans le cercle.

  • Style Set 3 : remplace la forme « à deux étages » de a par la variante « ronde ».

  • Style Set 4 : remplace la forme « à deux étages » de g par la variante « ronde ».

  • Style Set 5 : remplace la forme « abrupte » de f par la variante « plus évasée ».

  • Style Set 6 : remplace la forme « droite » de l par la variante « avec pied ».

  • Style Set 7 : remplace la forme « normale » de r par la variante plus enjouée avec point.

  • Style Set 8 : remplace le u avec un trait final par la forme ronde symétrique.

  • Formes historiques des lettres : remplace s par « s long ».

… par exemple

Petermann

Une sans serif moderne avec des formes ovales ouvertes

Une sans serif moderne et sympathique avec des formes ovales ouvertes 

Petermann est une famille de polices sans serif moderne qui possède certaines particularités. Petermann comprend des graisses allant de fine comme un cheveu à extra grasse, d’étroite à large, et de véritables italiques.  
Les formes, la structure de base des lettres, sont conçues de manière très fonctionnelle. L’épaisseur des tracés ne varie que très peu, il n’y a presque pas de contraste entre les pleins et les déliés. Les lettres rondes soulignent l’ovale ouvert, leurs formes intérieures arrondies rythment le dessin de la police et lui donnent un aspect doux et plaisant. La forme ronde « à un étage » des deux lettres minuscules a et g, en particulier, contribue à cette impression.  

L’un des signes distinctifs de
Petermann est le pied en retrait du c et du e minuscules. Une autre caractéristique est la présence de tracés inclinés dont la terminaison est arrondie vers l’intérieur de la lettre. Les points sont ronds dans la Petermann. Cela confère également une certaine douceur à la police.  

Contrairement aux sans serifs classiques, certaines lettres de
Petermann présentent de légers rappels d’empattements qui favorisent la fluidité de la lecture. Les plus remarquables sont les « pieds » des lettres minuscules a d l u. Ils ressemblent presque à des empattements particulièrement courts et pourtant très épais.
Mais on peut également percevoir un léger bosselage sur les parties supérieures de la peinture de m n r . 


Petermann propose de nombreuses fonctions OpenType et des sets de styles.
On y trouve par exemple les
petites capitales, les fractions, les chiffres encerclés, et l’historique s long.  
Pour certaines lettres, il existe des
formes alternatives permettant de donner à la police une impression tout à fait différente. Ainsi, des variantes « traditionnelles » à deux étages de a et g minuscules sont disponibles (Style Set 04).
Les lettres d l u existent sans « pieds “ et le petit j avec un tracé droit
(Style Set 01), le petit f et le ß avec une longueur inférieure (Style Set 03). Des variantes de certaines lettres majuscules peuvent également être sélectionnées : Le M avec des flancs droits, le I avec une partie supérieure empattée, le Grand W à deux étages. Certaines lettres existent aussi dans une conception plus ouverte et plus lumineuse : A B D G P R et, en correspondance, le e minuscule.  
Plusieurs
ligatures enrichissent encore les possibilités de Petermann.  
Petermann contient également des petites capitales, c’est-à-dire des lettres majuscules de hauteur adaptée à celle des lettres minuscules.  
Les chiffres sont disponibles en
chiffres médievaux, en chiffres tabulaires ou en chiffres proportionnels.
Un zéro alternatif avec centre (« slashed zero ») est également inclus.
Les fractions et les
nombres en cercle (positifs et négatifs) font également partie du jeu de caractères.


 

Des polices (très) lisibles

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